21 septembre 2007

Le golf dans le brouillard

 

La délégation de service public du golf de Mont-Saint-Aignan a constitué le plat de résistance du conseil municipal d’hier soir.

Vouloir favoriser l’accès du golf au plus grand nombre peut être louable, mais sûrement pas dans n’importe quelles conditions.

Côté recettes certains vont payer à peu près le même prix d’autres, moins cher, et d’autres, beaucoup plus cher, avec des taux de fréquentation qui paraissent irréalistes.

Côté dépenses, on nous précise qu’un directeur sportif sera recruté, mais en y regardant de près on ne trouve pas son salaire dans le budget de la concession, pourquoi ? Mystère ? C’est l’affaire du délégataire nous a précisé Madame le Maire !!! Le délégataire prévoit d’investir 1 700 000 €. Comme dans tout projet de ce type, les investissements sont habituellement financés en tout ou partie par emprunt, mais les intérêts ne sont pas budgétés. Pourquoi ? Pas de réponse.

Cela pourrait nous faire sourire si le délégataire qui a établi ces budgets prévisionnels prenait les risques financiers résultant de ses éventuelles mauvaises prévisions. Il n’en est rien car le contrat de concession prévoit qu’en cas de déséquilibre financier le délégataire pourra renégocier les tarifs et les conditions financières. La ville sera alors pieds et poings liés (la concession dure 20 ans) et ce sont les adhérents et les Mont-Saint-Aignanais qui paieront.

Vous trouverez l'intégralité de mon intervention sur le site de l'association Mont-Saint-Aignan notre ville : www.msa-notreville.asso.fr

16 septembre 2007

AG du secours populaire de Mont-Saint-Aignan

Présent sur la commune depuis de nombreuses années le secours populaire agit auprès des plus fragiles, de tous ceux qui sont dans la détresse.

Tout au long de cette assemblée générale, j’ai ressenti beaucoup de chaleur, d’humilité et de volontariat, de la part des responsables et des bénévoles.

J’ai pu constater que la section de Mont-Saint-Aignan fonctionne particulièrement bien en créant cette alchimie faite de bénévoles, de donateurs et d’actions pour répondre aux besoins de tous ceux qui sont dans la précarité.

J’ai relevé beaucoup d’actions : distributions alimentaires, aides vestimentaires, aides financières, fournitures de tickets de bus, de places de cinéma, aides aux vacances…

Mais aussi, au delà de ces aides indispensables et très concrètes, qui peuvent être quantifiées, j’ai été très sensible à toutes les actions qualitatives. Il s’agit, de la qualité de l’accueil, de l’écoute, du respect réciproque pour  redonner de l’espoir, de la dignité, faire naître des projets. Tout cela ne se mesure pas mais est fondamental et particulièrement important pour tous ceux qui sont en difficulté.

Comme l’a dit Guy Capron, secrétaire général pour Mont-Saint-Aignan, aux bénévoles : « Nous ne sommes qu’un maillon de la chaîne de solidarité. Notre action est complémentaire de la solidarité institutionnelle ». Je partage entièrement ces propos, ils expriment tout à fait ce que je ressens au contact des personnes en difficultés, notamment lors de mes permanences. Nous contribuons à notre échelle, avec nos moyens qui ne peuvent pas tout, à la solidarité. Nous agissons en complément des Centres Médicaux Sociaux du Département et des CCAS. Face à l’urgence et à l’immensité des besoins,  il faut aussi faire évoluer les politiques publiques, comme j’ai pu y contribuer au Département en subordonnant les aides aux entreprises, non seulement à la création d’emplois mais aussi à l’embauche de Rmistes ou de personnes bénéficiant des minima sociaux.